Je dis ce que je veux : Arrêtons de tout opposer !

neurosciences

Adapter les découvertes à des méthodes plus classiques

Est ce typiquement français ? Il suffit qu’un courant de pensée, qu’une étude scientifique, qu’un domaine soit un peu plus exploré, convoité par les chercheurs, approfondi et que l’on puisse en tirer des conclusions, conséquences éventuelles, applications et méthodes pour qu’une minorité devenant parfois une majorité dresse les armes contre les conclusions des recherches en questions  jusqu’à parfois les faire mettre au placard.

 

Refus des avancées ? Peur des changements ? ou juste balancier permettant ainsi de ne pas rendre trop invasive la dernière des recherches au détriment de ce qu’on croit savoir, et faire avec justesse.

De quoi parle-t-on ? Des dernières recherches et publications de résultats sur les neurosciences s’appliquant à la pédagogie : la neuro-pédagogie.

Soyons objectif : dans ce domaine scientifique, la prudence est de mise. Tous les résultats de recherche, tous les écrits ne sont pas forcément applicables de suite. Mais est-ce une raison pour dénigrer d’un seul coup tout ce qui a été éclairé  et mis en avant en tant que bénéfices pour l’apprentissage ?

D’autant plus que bien souvent les outils apportées, les méthodes évaluées apportent souvent des résultats positifs.

On nous dira : oui mais cela est dû à :

-l’effet de surprise généré par la nouvelle méthode

-la motivation issue de cette nouvelle méthode

-le goût nouveau de l’enseignant pour cette nouvelle méthode

– le “hors cadre” ainsi généré

Mais tout ce que l’on vient de citer se range également derrière les découvertes des neurosciences :

-Faire différemment souvent pur susciter l’intérêt

-Mettre hors cadre pour aider à la créativité

-Utiliser tous les sens de notre corps pour mémoriser

On ne peut pas rester sans comprendre plus loin notre fonctionnement cérébral et les liens puissants entre motivation/mémorisation et corps et sens. On ne peut pas s’en tenir à ce qui existait avant et ce qui a fonctionné alors que le monde change et bouge et les technologies avec et nos publics avec. Il faut testé, essayé, se confronter aux découvertes récentes. Il faut composer avec, au moins sans les investir totalement

On ne peut pas être simplement enseignant en ignorant ce type de recherches fondamentales. Certes, cela demande de l’investissement, de la formation, de l’envie et du temps.

MC Lefebvre

Amifor anime une chronique radio sur RCF : “l’école aujourd’hui”

“L’école aujourd’hui” est une chronique proposée par RCF (pour le moment, Calvados, Manche, Orne). Nous l’animons sur l’antenne. Elle est sur les ondes un lundi sur deux, à 12H25. Elle est animée par Marie Christine LEFEBVRE, fondatrice et gérante d’Amifor.

RCF radio emission l’école aujourd’hui

De quoi parlerons nous à l’antenne ? Des situations et questions abordées par les élèves, les parents et les enseignants. De petits témoignages, des solutions, des techniques, des sujets de réflexions. Nous sommes également prêts à répondre à vos questions et à aborder des sujets qui sont les vôtres. N’hésitez pas à déposer vos suggestions et questions sur le facebook RCF ou sur le Facebook Amifor. Voici quelques sujets qui seront prochainement abordés :

– Fournitures scolaires et motivation

– Le Bullet journal

– Libérer la créativité de vos élèves

– L’école et l’entrepreunariat

– Et si on avait de multiples intelligences ?

– Que faire des bavards ?

– La phobie scolaire, c’est quoi ?

 

Je dis ce que je veux : remettre une école dans chaque village, un projet fou ?

Un projet moderne ne serait-il pas de réimplanter des écoles dans tous nos villages !!!

Cette nouvelle issue du site French.China.org m’inspire !

« Le 1er septembre, l’école primaire Shaowu à Shangrao, dans la province du Jiangxi (sud-est de la Chine), a inauguré sa nouvelle année scolaire avec une cérémonie de levée du drapeau national. Cette petite école située au fond des montagnes isolées ne se compose que d’une jeune institutrice et de deux élèves. Grâce à des outils pédagogiques modernes, les enfants de la campagne peuvent toutefois bénéficier d’une bonne éducation obligatoire. (Photos Zhuo Zhongwei/Chinanews) »

S’il pouvait en être ainsi sur notre territoire …

Conserver même de toutes petites écoles dans nos villages permettrait d’enraciner les habitants et les services qui vont avec.

L’école n’est elle pas le premier maillage du territoire avant la poste, la boulangerie ou l’épicerie ? Qui dit école, dit jeunes familles et besoins en services et vitalité et donc implantation de nouveaux services.

Réintroduire les écoles dans les villages avec des outils numériques qui leur permettent de travailler en réseau, entre elles, avec des expérimentations possibles car sur de petites classes, avec une insertion facilitée du handicap car en petits groupes, n’est-ce pas répondre à nos défis sociétaux ?

Moins de déplacement, moins de pollution, plus d’ancrage, plus de services, plus de services, plus d’habitants, plus d’habitants, plus d’enfants et une meilleure répartition territoriale… Seul hic, le nombre d’enseignants et leur motivation pour aller enseigner dans les campagnes. Là également des solutions sont à trouver : loyers modérés pour ces derniers ?  Voyages d’études rémunérés pendant leurs vacances ? (Pourquoi pas ? )

En attendant nos enfants de 3 ans devront se lever bien de bonne heure dans nos campagnes pour rejoindre des écoles souvent trop éloignées !

MCL

 

Les neurosciences dans l’enseignement sur ARTE en septembre

Enquête passionnante en deux volets, “Demain l’école” se penche sur le rôle croissant des sciences cognitives dans les méthodes d’apprentissage scolaire. Diffusion samedi 15 septembre à 22h20 et samedi 22 septembre à 22h15, sur Arte. A vos méninges !

L’émission mettra en avant des expériences vécues à l’étranger et en France mais également la crispation latente autour de la neuro-éducation. Dans l’article publié sur ce sujet, Télérama dit : “ l’essor de la « neuroéducation » crispe bien des acteurs du monde éducatif. …
Lorsqu’on lui demande pourquoi son film, passionnant par ailleurs, n’expose pas ce débat d’idées, Frédéric Castaignède répond qu’il relève de « la guerre de chapelles entre spécialistes de différentes disciplines », chacun s’évertuant à « défendre son pré carré ». Et qu’il a jugé plus intéressant de « confronter cette “éducation fondée sur la preuve” à la réalité : quelles sont les applications concrètes de la neuroéducation dans les salles de classe ? Sont-elles efficaces ? » L’ambition de cette instance d’expertise et d’évaluation : développer une pédagogie fondée sur des preuves. Soit, comme l’explique son président, le neuroscientifique Stanislas Dehaene : « Ne plus soumettre les ­enfants aux aléas des politiques éducatives, mais tester systématiquement sur une base scientifique ce qui marche et ne marche pas. » Faire le tri, donc.”
En savoir plus, lisez l’article de Télérama

Amifor® vous invite à suivre cette émission. Nous en reparlerons sur ce blog.

OXFORD, LES ETUDIANTS, LES INTELLIGENCES MULTIPLES

Le 2 juillet dernier, Oxford présentait à la presse sa nouvelle ligne de produits étudiant pour la rentrée scolaire ainsi que son application “scribzee®”, permettant une meilleure gestion et organisation des notes manuscrites et donc du travail individuel et collaboratif et des révisions. Une organisation à laquelle il faut penser dès le début de l’année si on veut être au top quand les examens et contrôles approchent !

Marie Christine Lefebvre,” Amifor®” et des journalistes invités par Oxford à Paris le 1 juillet lors de la présentation presse des produits Oxford pour la rentrée.

Notre centre de formation Amifor® a collaboré avec Oxford dans le cadre d’une approche neurologique de l’apprentissage. Comment l’étudiant apprend ? Les techniques et les outils sont-ils les mêmes pour tous ? Ou sont-ils différents en fonction des profils d’apprentissage ?

Amifor® a mis son expertise au service de cette recherche et le 2 juillet a animé un atelier avec les journalistes et influenceurs présents sur cette question. Un moment de partage

très convivial ou chacun a apprécié se remettre dans la peau de l’étudiant qu’il était pour passé un test que nous avions édité autour des intelligences multiples.

JE DIS CE QUE JE VEUX : CA FAIT TROP DE BRUIT !

La plupart de nos formations font appel à des dynamiques de groupes. travail en ilôts, jeux pédagogiques. L’une des craintes des enseignants est le “volume son” produit par les élèves lors de ces travaux, vis-à-vis de leurs confrères (classes voisines).

comment lutter contre le bruit dans sa classe ?

Jean Michel stagiaire d’une de nos formation sur Nancy, nous évoque des astuces pour limiter le bruit : les curseurs de sons… Ces curseurs sont de plusieurs natures :

Simple et manuelle : sur le tableau blanc une courbe est dessinée par l’enseignant au fur et à mesure de la montée des décibèles. On aura préalablement tracé une ligne rouge plafond à ne pas dépasser. On peut rendre responsable un élève de l’observation et du suivi de la courbe.

Numérique : des applications à partir de l’ordinateur …

L’application gratuite “Décibel Reader” disponible sur le magasin en ligne de Windows. Cette application utilise le microphone de votre ordinateur pour mesurer des sons jusqu’à 96 décibels. Des produits similaires sont également disponibles via l’application iTunes pour les produits de la gamme Apple .

Vous pouvez aussi utiliser un programme tiers pour mesurer des décibels. “Audacity”, par exemple, est un programme d’enregistrement libre qui inclut un système de mesure du son en décibels.

Des romans contemporains adaptés aux élèves pour la rentrée 19

Une série de romans contemporains
avec fiches pédagogiques pour la rentrée 19 !
Saluons l’initiative de cette maison d’édition belge Alice Jeunesse qui vient de mettre au point une collection de six romans modernes accompagnés de fiches pédagogiques pour la rentrée scolaire 2019 ,6 livres proposés aux élèves du collège et du lycée. Une belle occasion d’étudier un roman avec ses élèves autour d’une lecture contemporaine.
Voici les 6 titres sélectionnés par la maison d’édition belge pour sa nouvelle collection poche :

– La Belle rouge, Anne Loyer
– On n’a rien vu venir, Roman à 7 voix
– Lettre à Line, Amélie Billon
– Les Baleines préfèrent le chocolat, Marie Colot
Tchao Papy, Laëticia Brauge-Baron
– La vie devant eux, Blandine Gérard

Quant aux outils pédagogiques mis en place, chaque ouvrage sera accompagné d’une « fiche pédagogique » pour proposer des exercices en classe après les lectures. Ajoutez à cela un document, précisant les compétences visées pour chaque livre, ainsi qu’une possibilité de télécharger des extraits en noir et blanc sur le site des éditions Alice Jeunesse.

Une belle initiative que les enseignants sauront apprécier !

JE DIS CE QUE JE VEUX : PARCOURS SUP, INSUPPORTABLE !

PARCOURS SUP , QUELLE DEMOTIVATION !

Hier soir, je faisais partie des nombreux parents à attendre que nos deux fils se connectent sur ParcoursSup pour voir leurs résultats quant à leur choix.17 ans passe le Bac en sciences de l’ingénieur. Elève appliqué, sérieux obtenant des résultats satisfaisants, son ambition est de travailler dans la sécurité informatique et il donne beaucoup de lui même pour y arriver. Un parcours sans faille. Son point faible : la maîtrise du stress surtout lors des périodes d’examens. Facilement démotivé et brisé à la moindre mauvaise note.
K. 17 ans,a attendu 21 heures pour aller sur l’écran. Verdict : sur listes d’attente uniquement. Il venait de passer une première épreuve de Bac le matin, vous voyez le résultat ? Une confiance en lui diminuée de moitié. Une impression de mur qui se dresse encore plus haut !

On rage. Et cette attente et ce stress vont s’ajouter à celui du BAC…

V. 19 ans veut être infirmier. Une vocation née suite à un accident familial. Filière sanitaire et social Bac sanitaire et social, année de préparation avec une bonne implication. Un dossier scolaire certes pas forcément brillant, mais un élève motivé, intelligent et volontaire. V. m’appelle quelques instants après que K ait eu ses résultats. V. est sur la liste d’attente des 8 universités qu’il a pointées, avec des classements affolants : 4000 èm rang etc…

Il ne reste plus qu’à croiser les doigts. V. est démoli.

Et nous parents… Comment pouvons-nous continuer de motiver, encourager nos enfants quand leur sort n’est pas lié uniquement à leur implication, motivation et réels résultats mais à ceux de tous les autres étudiants français ?

Est-ce juste ?

Confrontée  doublement au problème cette année je me dis que ce système est un broyeur de rêves…… et que notre société a encore d’énormes progrès à faire vis-à-vis de son « futur ».

Jeudi ce que je veux : Dans le tete des managers formés aux neurosciences

Formés aux neurosciences, ces dirigeants ne jurent plus que par l’intelligence émotionnelle et l’écoute empathique au quotidien. Portraits.

Dans la tête des managers formés aux neurosciences

Julien Brunet – Directeur opérationnel chez CT engineering Group

C’est grâce à une bonne habitude de sa boîte que Julien, ingénieur de 40 ans, s’est formé aux neurosciences. « Chez nous, les membres de la direction sont invités à passer un MBA au cours de leur carrière. » Lui-même a donc suivi pendant deux ans un Executive MBA de stratégie et développement international à Toulouse Business School. « Je n’avais pas de cours sur le sujet, mais je me suis toujours intéressé aux émotions dans le travail. Alors j’ai décidé d’y consacrer mon sujet de mémoire. » Son thème : « Accorder nos émotions pour un management efficace, essai sur le futur (du) manager. » Tout un programme !

Pour le réaliser, Julien « bouffe des neurosciences », comme il dit et fait en parallèle, sur les conseils de son tuteur, une psychanalyse de huit mois. « Dans ce domaine, souligne-t-il, on doit commencer par soi. » Il découvre l’importance de prêter attention à ses émotions. « Ce ne sont pas seulement des états que l’on subit. Les émotions sont des signaux d’alerte, explique-t-il. Notre cerveau nous informe sur nos besoins inassouvis et ceux d’autrui… quand on parvient à comprendre son langage ! » Car il l’admet volontiers : passer de la théorie à la pratique n’est pas chose aisée.

« La communication non violente, ça paraît facile, mais c’est complexe. Il m’arrive encore de me planter. » Depuis qu’il s’est «neuroformé», sa communication a beaucoup évolué. « Quand je vois quelqu’un arriver en colère, je commence par lui dire de se poser et de se demander pourquoi il est en colère. Si vous comprenez l’émotion ressentie par votre interlocuteur, vous connaissez aussi son besoin. » Il a aussi appris à faire attention aux signes non verbaux. « En réunion, quand je vois quelqu’un froncer les sourcils, je lance la discussion avec lui de manière soft : “Tu as peut-être une remarque ? Une idée sur la façon de régler ce problème ?” »

Un article enrichissant proposé par Christine Regnier, à retrouver sur Capital avec Management.

Source : Capital avec Management

Liens : https://www.capital.fr/votre-carriere/dans-la-tete-des-managers-formes-aux-neurosciences-1337483